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RechercherDerniers commentairesla femme est l'avenir de l'art...
bonj our,
très bon votre travail,
je suis auteur de fables et contes en m
Par peintredesdom, le 26.11.2008
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Date de création : 09.09.2008
Dernière mise à jour :
27.09.2023
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LA COUR COMMUNE
C'était en plein été, nous habitions une petite maison qui donnait sur une cour commune et qui avait l'avantage de posséder un petit cabanon.
Certains jours, madame FLUTENRO, notre imposante voisine qui, selon la rumeur, ne mettait pas de petite culotte, se campait sur un banc, devant sa porte, les jambes écartées pour bien tenir sa bassine remplie de haricots verts ou de petits pois à écosser.
Ces jours là, avec mes deux soeurs, flanquées du petit François TARTOU, un communal qui nous collait toujours aux basques, restions plantés sur l'escalier de notre cagibi et ouvrions grand nos mirettes afin d'apercevoir la non petite culotte de madame FLUTENRO.
On y voyait que du noir, la preuve disait ma soeur Anne-Marie, la plus délurée, qu'elle n'en avait pas !
On riait tous les quatre du rire des enfants heureux.
Puis, un jour qui n'était pas fait comme un autre, Madame FLUTENRO nous a houspillé en criant "Vivement que tout ça parte dans une roulotte et débarrasse la cour !"
Anne-Marie, grandement perchée sur ses quatre ans et demi, déjà pragmatique, nous a déclaré que la mère FLUTENRO devenait folle puisque nous n'avions pas de sous pour acheter une roulotte, ma soeur Joële, qui ne comprenait pas toujours tout en est restée la bouche ouverte, le petit François comme à son habitude ne pipait mot, quant à moi, dans ma tête de gamine, je sentais confusément que les paroles de notre voisine, qui n'était pourtant pas méchante, équivalaient à une insulte !
Nous n'étions pas les plus démunis du village, ce palier était réservé à la famille RUTOIT, "les RUTOIT" comme on les appelait, nous c'était "les PICAULT"!
Ce jour là, du haut de mes sept ans, j'ai compris le sens du mot injustice !
Yveline JAVER